AGOSTINHO NETO
António Agostinho Neto Kilamba est un homme politique qui sera le premier président de l’Angola et secrétaire général du
Mouvement populaire de libération de l’Angola. Neto est le fils d'un pasteur méthodiste. Il suit des études de médecine à Coimbra puis à Lisbonne.
Dans la capitale coloniale portugaise, il fréquente le milieu des Angolais exilés. Neto fait partie d'un mouvement qui cherche à faire revivre la culture
angolaise traditionnelle. Il compose de nombreux poèmes exaltant la culture angolaise. Il participe à divers mouvements nationalistes angolais.
Une fois ses études de médecine achevées, Neto rentre en Angola. Son opposition au colonialisme portugais et à la répression militaire l'envoie en
prison en 1960. Il passe deux ans incarcéré au Cap-Vert (alors partie de l'Empire colonial portugais), puis au Portugal d'où il s'évade.
S'exilant au Maroc,
il dirige le MPLA, mouvement anticolonialiste indépendantiste et marxiste angolais. La Révolution des œillets à Lisbonne en 1974 met fin
au régime colonial et dictatorial d'Antonio Salazar. La brutale répression de l'armée portugaise en Angola s'arrête. Les militaires,
désormais au pouvoir à Lisbonne, offrent l'indépendance à la majorité des colonies portugaises. La date pour la déclaration de l'indépendance
de l'Angola est fixée au 11 novembre 1975. Les autorités portugaises ne souhaitent pas, officiellement, choisir parmi les groupes militaires
lequel obtiendra le pouvoir dans la nouvelle Angola indépendante. Des pourparlers sont engagés entre les trois principaux mouvements militaires
(le MPLA, le FNLA et l'UNITA de Jonas Savimbi). Neto y représente le MPLA et cosigne les accords d'Alvor le 10 janvier 1975.
Conformément à cet accord, un gouvernement de transition est mis sur pied le 31 janvier. L'accord fait long feu. Neto considère que seul
son mouvement de libération, le MPLA, est apte à donner le pouvoir au peuple angolais et à
« bâtir une société où l'homme ne soit plus exploité par l’homme ». Les trois mouvements indépendantistes entrent en lice pour le pouvoir.
L'Angola est projetée dans la guerre civile. Neto ne perçoit pas comme tel le conflit ;
pour lui, ce n’est que la phase finale de liquidation du colonialisme qui survit encore dans les deux mouvements d’opposition. Grâce à l’appui logistique
et militaire apporté par Cuba, Neto prend le dessus sur ses adversaires sans toutefois parvenir à contrôler dans sa totalité l’Angola.
Ces liens militaires et économiques étroits qu’il entretient avec Cuba et l'Union des républiques socialistes soviétiques, vont s’accroître avec le temps.
Le 11 novembre 1975, le Portugal offre l'indépendance de l'Angola, non pas à un gouvernement mais
au peuple de l'Angola.
Neto s’empresse de proclamer la République populaire d’Angola dont il se désigne président.
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