![]() Tidiane N’Diaye à la frontière entre le Surinam (ex Guyane hollandaise) et la guyane française, souvent empruntée par les Nègres marrons. |
TIDIANE N’DIAYE SUR LES TRACES DES COMBATTANTS DE LA DIASPORA NOIRE I LES « NÈGRES MARRONS » DE LA GUYANE HOLLANDAISE |
![]() Dans la forêt où se cachaient les esclaves en fuite. |
|
Dans les colonies hollandaises, le traitement réservé aux asservis ne différait guère des autres territoires esclavagistes. Les Hollandais coupaient le tendon d'Achille aux fugitifs et amputaient la jambe droite en cas de récidive. En 1712, les forces françaises vont attaquer la Guyane hollandaise. Après la défaite et la fuite des colons, beaucoup d’esclaves vont en profiter pour gagner la forêt et s’organiser en bandes de Nègres marrons. Ensuite, après le départ des Français, les premiers à faire face au système esclavagiste seront les Nègres marrons appelés Bush Negroes ou Nègres des bois. Au début de leurs actions, les populations indiennes leur apporteront aide et assistance. Les Bush Negroes formeront ensuite leurs propres communautés villageoises à l'africaine. Au total les Nègres marrons de la Guyane hollandaise compteront jusqu'à 25 mille personnes et donneront des noms provocateurs à leurs repaires imprenables :
COOFAY : Venez si vous avez du cœur. MELE MY : Troublez-moi si vous l'osez. GADO SABY : Dieu seul me connaît. TESSY SY : Tâtez-en, si vous l'aimez. KEBRY MY : Cachez-moi, ô vous feuillages qui m'environnez. BOUZY CRAY : Les forêts pleurent. |
![]() Devant la statue de Félix Eboué à Cayenne |
