Les ouvrages de Tidiane N'DIAYE



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Essais

La longue marche des peuples noirs aux éditions Publibook















Mémoire d'Errance (Editions A3 Paris) (épuisé)
















L'Empire de CHAKA ZOULOU
(aux éditions l’Harmattan Paris)

Contrairement à la période de la traite négrière, où ils restaient sur les côtes, les Européens allaient, au XIX° siècle, procéder à l’occupation de ce continent, pour organiser le pillage de ses richesses. Les forts qui avaient été construits lors de la traite, ont été utilisés comme points d'appui pour une profonde pénétration du continent noir. Cependant, l’occupation coloniale ne sera pas une simple promenade militaire. Les Européens allaient se heurter à des hommes, nationalistes et intègres pour la plupart, qui tenteront de leur barrer la route. Certains d’entre eux étaient, sans nul doute, de grands seigneurs en mal d’aventures ou des religieux mystiques aux motivations incertaines. Mais combien de ces hommes étaient en réalité des visionnaires et bâtisseurs de Nations, qui ne se plieront que face au terrible verdict des armes. Les puissances coloniales, dotées d’un armement d’une technique supérieure, tenaient les routes du commerce et leurs accès à la mer. Autrement dit, pour les résistants, ce fut la quadrature du cercle dans toute sa complexité. Mais malgré leurs insurmontables handicaps, ils se battront. C’est l’histoire d’un de ces peuples résistants, les Zoulous, et du plus célèbre de ses chefs, Chaka, que nous allons essayer de comprendre. Les colons Boers (paysans d’origine hollandaise) et les Anglais, tout au long de leur séjour en Afrique australe, ont fait face à des mouvements de résistance plus ou moins importants. Beaucoup d’historiens à l’esprit partisan, n’ont presque toujours présenté ces hauts faits d’armes, et les hommes qui les ont guidés, que sous des traits sauvages et sanguinaires. Une explication est que pendant longtemps en Afrique du Sud les populations d’origine européenne ont monopolisé l’histoire à leur profit. Elles ont toujours affirmé, d’autant plus qu’elles ont amené l’écriture, que l’histoire n’a commencé qu’à leur arrivée. Dans le contexte de l’époque, ces colons ont volontairement ignoré qu’il n’existe pas de peuple sans histoire. Le passage à l’écrit est indiscutablement une étape fabuleuse dans l’évolution ’Afrique du Sud, à partir de documents traduits de l’anglais. Ils ont été ensuite confrontés à la tradition orale zouloue. Mais le caractère aléatoire de cet antique média fait que l’on ne perçoive pas toujours, compte tenu des précisions sur la vie de Chaka et de l’empire zoulou, ce qui relève des faits avérés, des suppositions, des interprétations, etc. L’objectif choisi est de privilégier la présentation stricte, la compréhension et l’explication des faits, pour tenter de faire avancer un thème encore passablement embrouillé


Les Falachas, Nègres errants du peuple juif
(aux éditions Gallimard Paris)

Dans sa livraison du 15 février 2003, le quotidien londonien « The Guardian » révélait en scoop, que le cabinet israélien venait d’autoriser à l’unanimité, quelques 17 à 20 000 Ethiopiens à immigrer en Israël. Le même mois, « Maariv » et « Yediot », deux journaux israéliens, avaient déjà publié un reportage sur ces Juifs atypiques qualifiés de « Falachmouras » - ou Juifs convertis-, qui s’accrochaient toujours à l’espoir de quitter leur pays pour l’Etat hébreu et d’acquérir la nationalité israélienne. Ces articles ne sont pas sans rappeler une certaine presse des années 1985 et 1991, lors des fameuses opérations « Moïse » et « Salomon ».



C’est à cette époque, que fut révélée au monde entier, cette étrange histoire de Juifs noirs. Après les avoir ignorés pendant des décennies, Israël décidait d’arracher de la famine et de la guerre qui ravageaient l’Ethiopie, plusieurs milliers d’entre eux, pour les rapatrier au nom de la «  Loi du retour. » L’événement eut de vastes retentissements dans les médias internationaux. Une différence majeure cependant entre ces opérations et la nouvelle mesure de transfert décidée par le gouvernement Sharon, est que celle-ci est particulièrement discrète. Aussi, certaines sources affirment, que ces Ethiopiens seraient « spécialement judaïsés », mais cette fois pour s’installer sur l’autre « Terre Promise » : celle des territoires occupés de Palestine. L’Etat hébreu préparerait-il un subtil « gonflement de population », avant la constitution d’un hypothétique Etat palestinien indépendant ? Ceci quitte à normaliser des Ethiopiens à la judéité suspecte, alors même que Mme Golda Meïr, une des illustres figures historiques et ex Premier ministre d’Israël, se demandait tout simplement si « les Juifs n’ont pas assez de problèmes comme cela, pour encore devoir s’occuper des énigmatiques Falachas. 

Bien que leurs lointaines origines demeurent mystérieuses, cette minorité ethnique a de tous temps, été classée parmi les populations purement africaines. Or, une certaine réalité historique atteste que, le judaïsme a toujours été particulièrement hostile au métissage, dans le but de préserver intacte la tradition biblique identifiée à son peuple. Aussi, fort logiquement toutes les communautés juives dispersées et connues, appartiennent au monde sémitique ou dit des Indo-européens. Alors comment expliquer l’existence de Juifs noirs, ayant vécu exclusivement au fond des montagnes africaines, depuis des millénaires ? Cependant le but ici n’est pas de traiter de l’histoire des Juifs en particulier. Cela, de remarquables chercheurs souvent eux-mêmes juifs, l’ont déjà fait, avec la rigueur et le sérieux dont ils savent user. Ce qui explique l’étonnante capacité de regard distancié dont beaucoup d’entre eux, peuvent faire preuve sans complaisance, à l’égard de leur propre histoire. Il serait donc présomptueux de vouloir ajouter quelques chapitres à ce fastidieux corpus, pour ne rien apporter qui ne soit déjà acquis ou ne rien dire qui ne soit su. La question centrale dans ce travail, est de savoir, si ces Ethiopiens sont réellement des Juifs ?


Comment expliquer alors leur particularité noire et africaine ? Mais aussi pourquoi leur intégration ratée aujourd’hui dans une société qui les rejette du fait de ces différences ? Autrement dit, sur la nébuleuse « question Falacha » quelle est la frontière - passée au crible de l’analyse historique -, entre légende, manipulations israéliennes et réalité ?




Le Génocide Voilé
(aux éditions Gallimard Paris)

« Les Arabes ont razzié l'Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d'hommes qu'ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l'histoire des peuples noirs n'est apparemment pas définitivement tournée. La traite négrière a commencé lorsque l'émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d'esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d'une énorme ponction humaine qui devait s'arrêter officiellement au début du XXe siècle. »









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